J’appelais ce concept, le “has-art”. En soi, ça n’a rien d’extraordinaire : d’autres artistes ont déjà eu recours à l’aléatoire pour créer, comme Jean Arp, Marcel Duchamp, ou encore François Morellet avec ses séries basées sur des jetés de dés pour déterminer la couleur, la position ou la taille des formes sur la toile.
En revanche, il semblerait que le mot “has-art” ne soit pas directement utilisé dans le milieu artistique. C’est étonnant !
Pour en revenir à ce rêve, j’y exposais notamment une série de peintures que j’ai eu envie de concrétiser. Juste pour le plaisir.
Voici donc le processus mis en place. J'ai fais mes essais sur les pages d’un calendrier bloc-note que l’on m’a gentiment offert à Noël.
Le dos de chaque page étant blanc, c’est mon support. Alors, oui, c’est très petit mais c’est un format pratique et séduisant.
Je dessine sur cette page en une grille de 20 cases, virtuellement numérotées de 1 à 20.
Pour remplir cette grille, je jette le dé et remplis la case ainsi désignée d’une couleur claire. Si je dois revenir sur cette case, je la fonce. La grille se remplit donc au fur et à mesure. Je m’arrête selon une règle définie au départ. Par exemple, s’arrêter au bout de 20 jets de dés, s’arrêter quand il ne reste qu’une case à remplir.
Pour finir, je nomme ce travail en prenant le premier mot qui m’interpelle sur le recto de la feuille-support (des anecdotes félines illustrent les pages du calendrier).
Voici quelques exemples de résultat obtenu :





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